
Avec Carine, Jean-Paul, Katty, Stefan, Paty, Annick, Thierry, Marie et Christian (Riki) …
… sans oublier Anaïs notre chef cuistot
et Mathieu notre capitaine.
Carnet de bord de notre croisière en Corse,
du 11 juillet au 18 juillet 2026.
Raconté par Thierry Jans.
Samedi 11 juillet 2026 (et avant, peu ou beaucoup selon les cas)
Riki a proposé au groupe « Pérou » une croisière, non pas dans ledit pays, mais au nord de la Sardaigne et au sud de la Corse (ce qui correspond pour nous au sud-est).
Le groupe a accepté avec enthousiasme et nous nous sommes fixé rendez-vous le samedi 11 juillet à 18h, au quai d’embarquement de « Catlante », organisateur de notre voyage.
Nous arriverons par des chemins et périples assez variés.
Très prudents, Jean-Paul et Carine étaient partis dès le 28 avril, mais ils furent quand même les derniers à rejoindre le bateau, après de très nombreux détours.
Pressés de naviguer, Christian et Marie arrivèrent par le ferry, après quelques détours en France, je veux dire sur le continent, pour fêter leur anniversaire de mariage.
Katty et Stéfan, méfiants à l’égard des aéroports belges, sont partis de Lille, mais après un parcours un peu curieux (Bruxelles – Lille – Bruxelles – Lille).
Paty, Annick et moi sommes partis la veille en avion, depuis Charleroi (cet aéroport est une espèce de labyrinthe).
À notre arrivée à Ajaccio, nous rencontrons rapidement Katty et Stéfan sur la terrasse d’un café, ce qui fait dire à Paty que les vacances commencent bien.
Nous visitons la ville, que ceux-ci avaient découverte la veille, repérant déjà un bon restaurant pour le repas du soir.
Nous nous retrouverons tous dans ce restaurant typique, à l’exception de Christian et Marie, perdus dans le maquis.
Le lendemain, Paty, Annick et moi visitons la vieille ville d’Ajaccio et, à l’heure de l’apéritif, vers 11h30, nous trouvons une sympathique terrasse pour prendre l’apéritif, étant le « café Latin ».
Finalement l’endroit nous paraît sympathique et nous décidons d’y manger.
Nous sommes rejoints bientôt par Katty et Stéfan, puis par Christian et Marie, et enfin par Jean-Paul et Carine.
Bonne affaire pour le patron qui reçoit d’abord trois personnes pour l’apéritif, et sert finalement neuf repas de midi.
Nous nous séparons à nouveau et Paty, Annick et moi visitons la maison de Napoléon Bonaparte, après que Paty s’est fait rudoyer par le gardien des lieux.
Rendez-vous ensuite à 18h pour nous embarquer dans le bateau.
À noter que nous avons appris la veille que le voyage en Sardaigne et Corse serait limité à cette dernière île, à la suite de problèmes administratifs sur lesquels je ne m’étendrai pas, qui vont nous valoir de remonter jusqu’à une partie de l’est de l’île, plus au nord par rapport à notre itinéraire initial (mais toujours située au sud-est par rapport à la Belgique).
Grâce à notre ticket jaune (Jean-Paul l’a oublié), nous pouvons monter dans le bateau.
Nous y faisons la connaissance de Mathieu, notre capitaine, et d’Anaïs, notre cuistot, qui fera également office de matelot.
Nous sommes bien accueillis, puisqu’un apéritif nous attend (ce ne sera pas le dernier).
À cette occasion, Christian et Marie nous font la surprise de nous remettre nos passeports, décrivant les tâches de chacun durant la croisière, les différentes étapes (les passeports sont conçus initialement en fonction des arrêts en Sardaigne…), porte-clés, bracelets de couleur pour chacun. C’est ainsi que l’élaboration du carnet de bord m’est confiée, avec grand plaisir.
Ensuite a lieu l’attribution des chambres : Marie et Riki à babord-avant, Paty en face (babord milieu), Annick et moi à tribord milieu (en face d’Anaïs et Mathieu), Carine et Jean-Paul à Tribord arrière, et Katty et Stéfan à babord arrière ; enfin, pour ces derniers, la chambre présente une extension vers le pont, derrière le poste de pilotage, où Stéfan passera toutes ses nuits (à l’extérieur).
Nous écoutons ensuite les explications et règles de prudence à respecter, exposées par notre capitaine.
Ensuite nous nous mettons en route pour une courte étape, à la baie de Cacalu, qui constituera notre premier mouillage.
Nous suivons avec intérêt la manœuvre de jet de l’ancre et d’attache de la patte d’oie, assurée par le capitaine Mathieu et la matelot Anaïs.
Dimanche 12 juillet 2026
À notre lever, vers 8h, le petit-déjeuner nous attend, servi par Anaïs.
Nous levons l’ancre vers 9h.
Nous sommes tous en haut, derrière la barre, en mode « autobus », ce qui nous rappelle le Pérou.
Nous avons la belle surprise de voir deux dauphins tourner autour du bateau.
Nous arrivons à l’Anse d’Arbitru peu avant midi, et nous mouillons.
Là, première baignade, vite interrompue par l’apéritif, suivi du repas.
Après la sieste et une nouvelle baignade, nous repartons et mouillons près de l’île de Piana, située un peu plus loin de Bonifacio, que nous apercevons de loin.
Nous gagnons la plage à la nage, aidés des palmes, masques, « frites », et du paddle.
Nous nous habituons vite aux plaisirs de la mer méditerranéenne ; l’eau est claire, nous apercevons facilement le fond, et les poissons ; c’est bien agréable de rejoindre les plages à l’envers, depuis le bateau.
Tout ceci est très bien mais les bonnes choses ont une fin, et l’apéritif nous attend.
Il est offert par Christian et Marie, pour fêter l’arrivée de leur quatrième petit-enfant, Augustin.
Après le repas, certains (Carine, Paty, Christian-assisté de Katty- et moi) se lancent dans une partie de Whist, agrémentée de quelques petites mises ratées.
À côté de notre bateau se trouve un bâtiment trop beau pour son propriétaire tatoué, que nous soupçonnons tous de trafics divers. L’enquête ne donne cependant rien de précis. Après nous être perdus en diverses conjectures, nous laissons tomber l’idée d’investir ce bateau et allons dormir.
Lundi 13 juillet 2026
Nous prenons le petit-déjeuner vers 8h, et les deux tables se font face, ce qui conduit certains à des allers-retours de confiture et autres.
Anaïs nous gâte : nous avons droit à une omelette tous les jours.
Pour la navigation ce matin, les conditions sont favorables à l’ouverture des voiles, ce qui nous permet de voir Mathieu à la manœuvre ; il nous mène à la crique de Rondinara sur la côte sud-est de la Corse.
Nous retrouvons notre activité principale de baignade avant ou après l’apéro et le dîner. L’endroit est magnifique, entouré de petites plages.
Carine, Paty et Christian réussissent leur brevet de paddle.
Jean-Paul voudrait passer son brevet de plongée, mais comme il le demande avec le tuba dans la bouche, personne ne le comprend.
Après la distribution des prix, nous repartons et atteignons Porto Novo vers 17h, où nous mouillons.
Nous recevons à cet endroit la visite de la capitaine du catamaran voisin, prénommée Soizic, qui prétexte la recherche de bouteilles de coca pour nous tenir compagnie, étant à bout de nerfs à force d’entendre les pleurs quasi constants des deux marmots de sa famille de passagers néerlandophones, que nous appellerons les Rodebes.
Ensuite nous retournons finalement à l’eau.
Jean-Paul et Christian partent sur le kayak en mode explorateurs, afin de faire fonctionner le drone.
Katty, Marie et Paty se hissent ensemble sur le paddle.
Stéfan réussit son brevet également.
Après cette baignade, une autre activité constante nous attend : l’apéritif.
Une courageuse guêpe s’y invite, après avoir parcouru un trajet non négligeable depuis la côte. Comme elle s’y intéresse de trop près, Mathieu entreprend de la capturer avec un gobelet, ce qu’il réussit finalement. Mais au moment d’exécuter le pauvre animal, celui-ci parvient à s’échapper et à s’intéresser à nouveau à notre apéritif. Mathieu la capture à nouveau et au moment de l’exécuter, celle-ci a disparu, à notre surprise générale. En tous cas, cette guêpe magicienne a quitté le bateau.
Après le dîner, le premier jeu présenté par Paty consiste à compléter des phrases sur base de propositions en notre possession, lesquelles sont très honnêtes et pudiques, je vous assure. Puis nous jouons au « Crack List », jeu qui rappelle pour certains un ami parfois courroucé.
Mardi 14 juillet 2026
Après le petit-déjeuner, petite baignade, où nous pouvons constater la présence importante d’oblades. Cela signifie que les toilettes fonctionnent bien puisque ces poissons sont également surnommés « mange-merde ».
Nous partons immédiatement vers les îles Cerbicale. Il s’agit d’une réserve, ce qui ne nous permet pas de débarquer ; de ce fait, au cours de notre activité de prédilection, la baignade en mer, nos explorateurs attitrés (Paty et Jean-Paul) peuvent apercevoir de beaux poissons (autres que ces oblades).
Nous sommes ensuite abordés par un groupe de jeunes, étudiants en hôtellerie, à la recherche désespérée d’un tire-bouchon, que nous leur fournissons. Je m’abstiendrai, pour la sérénité de mon couple, d’émettre des commentaires sur le maillot de certaines passagères de ce bateau. En tout cas, cela a rendu d’aucuns très serviables.
À 13h50, départ pour Porto Vecchio, où l’accès nous est refusé par les autorités portuaires (alors que nous constatons un nombre important de places disponibles…). Encore un règlement administratif qui m’échappe.
Tant pis, nous partons ailleurs, ce qui nous permet de naviguer à nouveau à la voile, Mathieu à nouveau à la manœuvre.
Nous arrivons ainsi à Saint-Cyprien, mais évitons la plage, assez fréquentée. Nous préférons la tranquillité d’une petite crique, depuis laquelle nous nous livrons à nouveau à nos activités aquatiques habituelles.
Après le repas, nous jouons à l’Imposteur. C’est simple : il faut trouver qui bluffe. Marie gagne trois manches de ce jeu.
Mercredi 15 juillet 2026
Nous démarrons plus tôt car nous allons à Cavallo, l’île des milliardaires.
Au petit-déjeuner, nous souhaitons un heureux anniversaire à Carine (60 ans déjà !).
Après le passage par les îles rocheuses du Taureau, nous arrivons à Cavallo vers 10h10 et pouvons donner notre avis sur les diverses bâtisses garnissant les alentours. Finalement, ils n’ont pas toujours du goût ces riches.
Juste avant l’apéritif, nous assistons à un accident de bateaux, entraînant pas mal de discussions entre les équipages respectifs. Le ton monte un peu, car le « petit » bateau, dont le plus gros avait décidé d’emmener son ancre, a subi certains dégâts.
Après cet incident, nous partons, car cette île n’est décidément pas de notre standing. Notre capitaine Mathieu nous extirpe de l’embouteillage de bateaux pour sortir de la crique, après d’habiles manœuvres.
Pour l’apéritif (nous ne l’oublions jamais celui-là), Christian nous prépare un Spritz.
Voici la recette pour la bonne information de Katty : un tiers d’eau pétillante, un tiers d’apérol et deux tiers de prosecco.
Dans l’après-midi, nous démarrons vers le fameux port de Bonifacio, où nous arrivons vers 16h.
Nous sommes cette fois dans un port, entourés de bateaux plus luxueux les uns que les autres.
Nous débarquons un peu sur la terre ferme, ce qui nous permet de visiter le haut de la ville, outre à certaines de s’adonner au shopping.
Bonifacio est une belle petite ville, qui comprend tout ce qu’on trouve habituellement dans les endroits touristiques.
Tout ceci est un peu fatigant, donc nous nous posons et prenons l’apéritif « Chez Vincent », recommandé par un de ses potes un peu plus loin.
Au retour sur le bateau à 19h30, nous fêtons l’anniversaire de Carine au champagne (tiens nouvel apéritif ?), outre un plateau de fruits de mer. Merci Anaïs !
Cet apéritif animé permet à Soizic de réapparaître (elle en a toujours marre des Rodebes) et de sabrer une bouteille de champagne à l’aide d’un seul verre. Impressionnant !
Jeudi 16 juillet 2026
Nous quittons le port de Bonifacio vers 9h, après avoir savouré les croissants du petit-déjeuner. Re-merci à Anaïs.
Elle ça va, elle a l’air en forme ; elle cuisine bien, et est en outre intéressée par la navigation, ce qui lui permet de seconder Mathieu.
En revanche, notre bateau a la particularité d’être dirigé par un capitaine ayant le mal de mer. Non, en réalité, il a mal soigné une insolation avant de prendre la mer. Il s’accrochera bien, ne laissant pas trop paraître son état. Merci aussi à Mathieu.
Revenons à notre périple, qui nous emmène vers la côte sud-ouest de la Corse (pour nous, c’est toujours le sud-est), et nous fait passer par un endroit étroit, où le maquis descend jusqu’à la mer.
Nous naviguons ensuite avec les voiles, ce qui est toujours apprécié de tous.
Cerise sur le gâteau, nous rencontrons à nouveau nos amis les fidèles dauphins.
En fin de matinée, nous arrivons dans la baie de Roccapina, dominée par un rocher en tête de lion. Il est possible, suivant Mathieu, de monter en haut du rocher, mais la sagesse nous conduit à nous adonner à nos activités habituelles : baignade, apéritif, repas, sieste.
En début d’après-midi, nous arrivons à Campomoro, avec sa tour génoise.
Nous accostons en empruntant l’ « annexe », en deux groupes successifs ; nous visitons ensuite celle-ci (la tour, pas l’annexe).
À notre arrivée au sommet, le sympathique gardien nous propose de nous rafraîchir avec un tuyau d’arrosage, car il fait très chaud.
Nous visitons d’abord la tour au sommet de laquelle Katty aperçoit des nageurs (qui se révèlent être des rochers). Il y a aussi des explications historiques sur sa construction et son rôle stratégique (de la tour, pas de Katty). Je vous passe les détails, d’autant que je les ai déjà oubliés.
Après notre douche au tuyau d’arrosage (nous sommes retournés près du gardien de l’entrée, qui est également la sortie), Annick nous emmène dans un très beau chemin, non prévu, permettant de contourner la tour par un autre endroit. Elle a voulu allonger la balade. Merci ma chérie, c’était très beau.
Nous retrouvons l’annexe et regagnons le bateau, que Mathieu a déplacé dans l’intervalle.
Riki fait fonctionner son drone avant et après le repas
(oui, bien sûr, il y a eu également un apéritif avant celui-ci).
Soirée Whist gagnée par Riki (toujours assisté de Katty).
Vendredi 17 juillet 2026
Pour nous rendre à Cala D’Orzu, nous faisons encore un peu de voile, puis profitons de la plage avant de nous rendre à la paillote « Chez Francis », adresse emblématique nous permettant effectivement de profiter d’une bonne table.
Une navette viens nous chercher.
Le serveur de cette paillote nous fait découvrir des apéritifs (tiens encore ?) locaux, des poissons locaux, des vins locaux. N’oublions pas que nous sommes en Corse, et que les habitants aiment leur île.
Au retour, le capitaine de la navette aura droit à un pourboire de 15,00€ au lieu de 10,00€, après une baignade forcée. Je ne sais pas ce qu’il a fait, mais en nous débarquant, il a avalé la tasse.
Dans l’après-midi, nous nous dirigeons vers la baie d’Ajaccio, où nous mouillons à proximité de notre destination finale, aperçue au loin, sur la presqu’île d’Isolela, avec comme attraction l’épave d’un bateau, que nous pouvons voir nettement grâce à nos équipements, sans aller au fond, tout de même, même si Jean-Paul a essayé.
Le soir, nous remettons des cadeaux à Mathieu et Anaïs et admirons un dernier coucher de soleil, toujours offert par Marie.
Nous devons déjà préparer nos bagages, car le départ du lendemain est fixé à 7h45, afin de débarquer à Ajaccio vers 9h.
Samedi 18 juillet 2026
Nous accostons effectivement à Ajaccio peu avant 9h et disons au revoir à Mathieu et Anaïs.
Notre groupe se disloquera petit à petit.
Nous laissons Katty et Stéfan sur le quai, et les véhicules de Jean-Paul et Christian permettent à Paty, Annick et moi de regagner notre hôtel, où nous disons au revoir à Jean-Paul et Carine.
Christian et Marie nous quitteront un peu plus tard, après que nous nous sommes promenés une dernière fois dans Ajaccio, pour du shopping et la dégustation d’une incontournable glace.
Avant cela, nous avons dîné ensemble chez Tino, adresse recommandée par Mathieu.
Sur le retour, Katty et Stéfan reverront Mathieu à l’aéroport,
Christian et Marie, retrouverons Anaïs sur le bateau.
De notre côté, Paty, Annick et moi n’éviterons pas la famille Rodebes à l’aéroport ; les marmots chialent toujours…
Fin de l’épisode.
Thierry Jans, le 9 août 2026

