Site icon RikiDrone

La Namibie

Notre voyage en Namibie,

du 1er août au 13 août 2024.

Raconté par Thierry Jans.

J’ai pris l’habitude d’écrire un journal de bord lorsque je voyage. Mes notes n’ont rien d’objectif. Elles décrivent mes propres impressions, mon vécu, pas nécessairement partagés par les participants.
Je vous les livre avec plaisir, en espérant qu’elles vous feront revivre un peu ce merveilleux voyage, dans ce magnifique pays qu’est la Namibie.
Y ont participé Jacqueline, Pierrot, Viviane, Jacques, Paty, Marie, Christian (Riki), Annick (ma chérie) et moi.

Jeudi 1er août 2024 : Bruxelles – Addis-Abeba

Nous nous retrouvons assez facilement à Zaventem, vers 16h30. Jacqueline et Pierrot ont été conduits par Basile, leur petit-fils ; Paty, Marie, Christian, Annick et moi arrivons en navette et tombons véritablement sur Pierrot dès nos premiers pas dans le hall des départs ; Viviane et Jacques, venus en train, nous rejoignent au Check in.

Nous passons la douane. Jacques doit vider son sac à dos, à cause de son sirop pour la gorge. Il semble avoir une affection pour ce sac. La reconnaissance faciale ignore superbement Annick pendant plusieurs minutes ; je l’attends et fais ainsi la connaissance d’un gendarme irascible. Nous passons par les commerces free tax, qui ne vendent pas de maillot de bain : tant pis, Jacques nagera en caleçon.

Nous embarquons dès 19h vers Vienne, notre première étape. Jusqu’à celle-ci, Christian est seul dans sa rangée. Il espérait que celle-ci serait complétée par deux top biches jusqu’à Addis-Abeba, mais Marie aura plus de chance en voyant arriver un beau gosse devant elle.
Nous nous endormons un peu après notre départ de Vienne.

Vendredi 2 août 2024 : Addis-Abeba – Windhoek

Le petit-déjeuner est servi vers 6h dans l’avion. Le soleil se lève sur l’Afrique.

Nous arrivons à l’aéroport d’Addis-Abeba avec retard, mais sommes rapidement à notre porte d’embarquement pour Windhoek, dès 7h30, après avoir simplement repassé la douane, où Jacques s’est de nouveau fait éventrer le sac à dos (merci le sirop).
Grâce à Riki, nous sommes cette fois groupés sur trois rangées dans l’avion.
Nous survolons le Kenya, la Tanzanie, le Congo, la Zambie et un petit bout de l’Angola.

Nous arrivons vers 13h30 à Windhoek et découvrons les joies de l’organisation africaine : une heure d’attente à l’immigration, dans une file interminable que parviennent à éviter nos V.I.P. Jacqueline, Pierrot, Viviane et Jacques, qui en profitent pour s’occuper de nos valises. Ensuite, c’est la file pour retirer des dollars namibiens.


Finalement, nous arrivons à notre logement à 16h. Sur la route, nous sommes frappés par le caractère désertique du paysage. Nous voyons quelques babouins.

Notre hôtesse nous montre nos chambres (très spacieuses) et nous nous installons, avant l’apéritif fixé à 17h30, offert par Viviane et Jacques, à l’occasion de leur anniversaire de mariage.
Ça commence fort. Nous apprécions le mousseux sud-africain, suivi de l’allemand et de vins blancs sud-africains. À 19h, un taxi nous conduit en deux groupes dans un restaurant énorme, à la décoration chaleureuse, où nous mangeons des filets d’oryx, koudou, zèbre et springbok. Notre chauffeur nous reprend vers 21h00 et nous ramène à notre logement, après avoir défoncé une voiture sur le parking lors du premier trajet, m’explique Annick.
Nous dormons très vite, car nous sommes fatigués de notre voyage.


Samedi 3 août 2024 : Windhoek – Waterberg

Petit déjeuner à 7h30. Notre guide Lesley est un homme, fin du suspense. Il parle cinq langues dont le Nama, proche du langage des Bushmans, qui font des claquements avec leur bouche. Aujourd’hui, il nous emmène au plateau du Waterberg.

Avant cela, nous passons à l’agence de location des véhicules, pour remplir les formalités relatives aux deux voitures que nous prendrons plus tard. À notre arrivée, je tombe sur Cerise (une amie avocate partie le même jour que nous) et sa famille. Je savais qu’ils étaient arrivés en Namibie comme nous, mais de là à se croiser… quelle chance et quel plaisir de se voir. Nous prenons des photos, puis nous nous mettons en route.

Notre 4×4 comporte trois rangées de sièges. Une remorque contenant nos bagages y est attelée. Le toit ouvrant nous permettra de regarder les animaux en se tenant debout. Nous conservons simplement nos sacs. Jacques aime beaucoup le sien. Après les fouilles de l’aéroport, il déguste le mélange permanent de toutes ses affaires. Tiens, cela amuse beaucoup Viviane, qui nous le fait partager.

Nous empruntons la seule autoroute de Namibie.
À la sortie de Windhoek, il y a des bidonvilles, ce qui est bien triste à voir.


Sur la route, le paysage est grandiose. Riki met en route toute sa technologie photographique et propose de créer un groupe WhatsApp pour partager nos réalisations avec nos enfants. Le groupe est intitulé « Les vieux en safari « .

Lesley nous donne des explications durant notre trajet. Tout est très sec, mais un arbre parvient à se développer : l’acacia, car ses racines très profondes (jusqu’à 60 mètres) lui permettent de trouver l’humidité dont il a besoin. Côté faune, nous voyons énormément de termitières et de nids des oiseaux tisserands, qui pendent aux acacias comme de grosses boules de Noël blanches.
Nous apercevons des babouins, des phacochères et des pintades.
Il y a aussi une araignée dans la voiture ; c’est du moins ce que fait croire Christian, placé derrière Jacqueline, à cette dernière.

Après environ trois heures de route, nous arrivons au parc national du plateau de Waterberg.
Le repas est prévu et après celui-ci, nous nous installons dans nos logements. Il nous est fortement recommandé de ne pas manger ostensiblement, ni de laisser la porte ouverte, pour ne pas avoir d’ennuis avec les babouins.


Il y en a beaucoup dans le coin, ainsi que des mangoustes. Nous en voyons encore une colonie en montant dans le bois, sous les rochers majestueux qui dominent nos bungalows.

Nous prenons l’apéro à 18h, offert par Paty à l’occasion de la naissance de sa petite-fille Adèle, née ce 28 juin. Et le repas du soir est servi dès 19h, car demain, nous devons partir le plus tôt possible, pour le début de notre safari au parc national d’Etosha.


Dimanche 4 août 2024 : Waterberg – Etosha

Chargement du 4×4 à 6h30, pour être bien à temps à Etosha. Petit déjeuner rapide, puis en route vers de nouvelles aventures !



Nous apercevons déjà des animaux sur le bord de la route : springboks et impalas, ainsi que des babouins perchés sur des pylônes.


Viviane et Jacques dorment dans le fond du 4×4, ce qui leur vaut des photos sur le WhatsApp.


Le paysage change un peu lorsque nous passons par une partie plus montagneuse, mais cela ne dure pas longtemps.

Nous arrivons à notre lodge vers 12h30. Les logements sont magnifiques, ainsi que la partie commune, avec restaurant, bar, salon et boutique.
Nous prenons un petit repas au lodge, commandé la veille.
Après celui-ci, petit repos, puis départ à 15h pour le safari.

Je n’ai pas de mots. C’est magnifique. Nous sommes d’abord dans un cadre semi-désertique ; la couleur du sol est très claire, quand elle n’est pas blanche. La végétation, assez basse, est imprégnée d’une poussière couleur neige.
Nous découvrons assez vite les occupants de cette savane.
Zèbres, springboks, impalas, gnous, girafes, calaos, dik-diks, touracos : nous nous arrêtons à chaque découverte pour les observer et les photographier.

Les guides se communiquent des informations et l’une d’elles anime particulièrement Lesley, à savoir qu’un léopard a été aperçu. C’est très rare et comme Viviane est du voyage, nous avons la chance de le voir (avec jumelles et téléobjectif, certes). Dans l’arbre sous lequel le félin s’offre une sieste digestive, se trouve sa proie du jour, un porc-épic, que Paty ajoutera donc à sa liste d’animaux vus (effectivement, la bonne santé de ceux-ci n’était pas exigée pour y figurer).

Au moment où la visite est bientôt terminée, Lesley nous parle d’un point d’eau. Comme il va chercher de l’eau, Christian et moi croyons qu’il voulait dire un « appoint d’eau ». Mais non, après avoir renouvelé notre réserve, nous allons vraiment à un point d’eau, dans l’espoir d’y voir, au crépuscule, un rhinocéros ou un éléphant solitaire. Mais nous ne voyons que des pintades.

Nous revenons au lodge à 18h45, des étoiles plein les yeux.
À 19h30, nous prenons notre traditionnel apéritif au vin blanc d’Afrique du Sud, puis délicieux repas, la soirée étant ponctuée par des chants traditionnels exécutés par le personnel du lodge.


Lundi 5 août 2024 : Etosha

Le soleil va se lever sur le parc national d’Etosha, donc sur notre lodge, qui se trouve à proximité immédiate du parc national d’Etosha, tandis que les habitants du lodge, qui se trouvent donc à proximité immédiate du parc national d’Etosha, font comme va bientôt faire le soleil : ils se lèvent. Plus précisément ils sont, en tout cas notre groupe, présents à 6h15 pour le petit déjeuner.
Nous partons à 7h et il fait froid. Nous sommes tous bien couverts, sauf Riki, qui est en tee-shirt. Cela ne m’étonne plus.

Près d’un point d’eau, nous voyons un aigle botté perché au sommet d’un arbre. Nous reverrons des outardes, une oie égyptienne et un serpentaire, lequel se nourrit notamment de serpents.
Toujours dans la catégorie volatile, Lesley nous explique qu’un drôle d’oiseau lui a été signalé. Il s’agit d’une lionne et d’un lion, qui digèrent un girafon, mais malgré notre patience, nous ne verrons que la tête de la lionne. Nous apercevons nos premiers éléphants, d’assez loin, cachés par des arbres, puis allons vers d’autres lions, signalés près de deux buissons verts, que nous distinguons difficilement.

Ce matin, outre que ma casquette s’est envolée et est donc définitivement perdue (j’avais pourtant réussi à la ramener de Chine et renvoie le lecteur à mes archives sur ce point), nous avons vu un grand troupeau hétéroclite composé de zèbres, springboks et gnous, ainsi qu’une hyène, qui semblait poursuivre un vieux gnou solitaire, mais elle s’en est désintéressée.

Nous longeons la « Pan d’Etosha « , ancienne étendue d’eau complètement asséchée, qui présente l’apparence d’une mer avec plage, îlots, galets. Il ne manque que les bateaux. C’est un mirage, nous diraient Dupont et Dupond. Le long de cette large étendue se trouvent de nombreux points d’eau naturels, vers lesquels se dirigent souvent les animaux.

Nous arrivons au lodge « Halali » et prenons notre repas buffet vers 13h.
Les chambres sont disponibles un peu avant 15h. Je remplace ma casquette, que j’espère désormais sur la tête d’un guépard, par un chapeau genre safari, approuvé par toutes nos femmes.

Nouveau départ en safari à 15h.
Durant la première heure, nous ne voyons rien, sauf une malheureuse antilope solitaire Red Hartebeest.

Lesley nous explique qu’en plus des acacias, nous voyons des arbres un peu plus verts : ce sont des mopanes, un peu toxiques pour les animaux, donc moins mangés, donc plus verts, comme déjà signalé.
Nous rencontrons ensuite deux vieux éléphants qui traversent la route devant nous, ce qui nous permet de les voir de très près.

Ensuite, Lesley a la bonne idée de nous ramener à l’endroit où se cachaient des lions ce matin. Il n’y a pas d’autres spectateurs que nous, mais les lions se montrent. Il y a même de gros lionceaux. Nous les suivons pendant un certain temps en train de se déplacer et de jouer. Lesley en dénombre seize.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises, car sur le chemin du retour au lodge, nous croisons un troupeau d’éléphants. Comme il traverse la route, nous avons le temps d’admirer en détail ces paisibles pachydermes et de les photographier sous tous les angles.

Nous sommes de retour au lodge à 18h30, pour prendre ensuite notre repas buffet à 19h. L’apéritif est offert par Jacqueline et Pierrot, pour fêter leurs 52 ans de mariage.


Pour terminer la journée, nous allons au point d’eau du lodge, où nous voyons débouler 8 rhinocéros, 1 hyène (rapidement virée par ceux-ci) et pour finir, encore un éléphant.


Mardi 6 août 2024 : Etosha

Nous gagnons un quart d’heure de sommeil car ce matin, le rendez-vous est fixé à 6h30 au 4×4. La journée sera marquée par la tournée des points d’eau (non, Pierrot et Jacques, pas celle des bars).

1er point d’eau : ça commence fort : il nous est signalé un léopard à l’affût. Il s’en va bredouille après quelques minutes, mais nous l’avons très bien vu (et photographié, merci Riki).

2ème point d’eau : de nombreux animaux s’y rendent, à commencer par deux assez gros troupeaux de zèbres. Lesley aperçoit un chacal, qu’il est seul à voir au début. Un phacochère arrive à son tour, d’un pas bien décidé, et, chose amusante, il fait fuir seul une bonne dizaine de zèbres. Il semble vouloir aussi s’attaquer à un petit groupe de koudous, puis finalement s’en va, l’air maussade.

Au bord d’un 3ème point d’eau, près de la Pan, un troupeau de springboks s’y présente au pied d’un acacia parasol, ajoutant un charme supplémentaire à ce spectacle tranquille.

Après la traversée d’une zone plus désertique, nous arrivons à un 4ème point d’eau, alimenté par une pompe électrique, avec panneau photovoltaïque, au bord duquel se désaltèrent quelques springboks et un oryx.

Avant d’arriver au lodge prévu pour notre repas de midi, nous apercevons un nouveau troupeau d’éléphants et plus loin, au pied d’un arbre sur lequel pend un gros nid de tisserands, trois jeunes éléphants.

Lesley comprend que toute cette troupe se rend au point d’eau jouxtant le lodge, au bord duquel il nous emmène aussitôt le repas terminé.
Ce 5ème point d’eau nous permet effectivement de retrouver le troupeau d’éléphants annoncé, composé de 28 individus, qui se désaltèrent et se baignent à notre grande joie. Des zèbres essaient de faire de même, mais sont chassés par les éléphants, dans l’indifférence des quelques springboks également présents. Après le départ des éléphants, à l’exception d’un solitaire qui s’attarde, arrivent cinq oryx, des gnous et quelques zèbres remis de leurs émotions.

Nous partons ensuite pour un dernier petit tour dans le parc.
Nous voyons un magnifique koudou mâle et deux femelles un peu plus loin, avec un petit.
Nous quittons le parc et arrivons vers 16h à notre lodge, magnifique à tout point de vue.
C’est à notre tour, Annick et moi, d’offrir l’apéritif, même si nous n’avons rien à fêter, mais tout est prétexte, et nous en profitons pour remercier Lesley, qui nous quitte demain.
Nous prenons ensuite possession de nos deux véhicules, 2 gros 4×4 ISUZU automatiques blancs.
Le repas, composé notamment de délicieuses grillades, nous permet de revoir les derniers préparatifs de la suite du voyage, bien aidés par Lesley.

Mercredi 7 août 2024 : Etosha – Twyfelfontein

Petit déjeuner à 7h45, avec un départ prévu à 8h30, direction Twyfelfontein.
Bon anniversaire Christian !
Nous vérifions notre programme une dernière fois avec Lesley, à qui nous disons au revoir. Nous voici laissés à nous-mêmes, sans notre guide local.

Nous chargeons nos voitures (voiture 1: Paty, Marie, Annick, Christian et moi, et voiture 2: Jacqueline, Viviane, Pierrot et Jacques), reliées par deux talkies-walkies. Les femmes s’installent à l’arrière, les hommes devant, pour conduire alternativement. Avec le volant à droite, puisqu’on roule à gauche en Namibie, certaines commandes sont inversées, ce qui nous amène à enclencher régulièrement les essuie-glaces au lieu des clignotants. Je me révèle un champion dans cette catégorie, de même que dans celle de ceux roulant trop à gauche.

Nous faisons d’abord de la route jusqu’à Khorixas (environ 200km), puis cela devient de la piste. Riki fait voler son drone, car il ne passe pas grand monde.


Le paysage est de plus en plus sec et désertique, puis plus montagneux. Les reliefs deviennent surréalistes, composés de blocs de rochers, entassés comme des tas de cailloux géants. Les paysages sont magnifiques.

Nous arrivons au Country Lodge de Twyfelfontein vers 15h30. L’endroit est superbe, construit dans la roche de la montagne.
Nous nous octroyons un temps libre jusqu’à l’apéritif : Riki fait revoler son drone, certains vont dans ou au bord de la piscine. L’apéritif nous est offert par le jubilaire, puis nous apprécions le repas buffet dans le beau cadre du restaurant.

Jeudi 8 août 2024 : Twyfelfontein

Petit déjeuner à partir de 8h et ensuite, nous nous divisons en 2 groupes.
La voiture 1 visite le site des peintures et gravures rupestres de Twyfelfontein (« La fontaine du doute »), la voiture 2 se rend au Damara living muséum.
Chaque groupe revient enchanté.

Avec la voiture 1, nous avons visité le magnifique site de Twyfelfontein, à flanc de montagne, avec une très sympathique petite guide, qui nous explique les symboles des dessins gravés dans les pierres depuis six millénaires : lions, girafes, zèbres, rhinocéros, autruches, éléphants, springboks, mais aussi hippopotames, pingouins et phoques, ce qui témoigne de l’évolution climatique de la région.
Au retour, Riki fait voler le drone, puis nous prenons l’apéro en attendant le retour de la voiture 2.

Cette dernière a visité un musée qui est un ancien village local, mais ensuite le village actuel, avec son fonctionnement et ses traditions, ce qui se révèle très instructif. Viviane et Jacqueline reviennent légèrement maquillées.

Nous mangeons au buffet restaurant du lodge, puis repos jusqu’à 15h, afin d’être prêts pour l’excursion de l’après-midi, destinée à voir les éléphants du coin.

Nous partons vers 15h30, à 16 personnes : notre équipe, deux personnes discrètes et une famille de cinq Belges néerlandophones, dont trois adolescentes insupportables. Avant d’embarquer, Annick se tord le pied.

Après plusieurs essais et l’intervention d’un mécanicien de fortune armé d’un marteau, le véhicule démarre. Le conducteur de ce robuste véhicule est un vrai malade mental, pour lequel les mots routes, pistes et même chemins ne signifient rien. Bref, il fonce partout, d’abord dans le sable, puis dans la rocaille et les arbustes, dévalant les pentes les plus abruptes, façon parc d’attractions.

Cette technique originale nous permet d’approcher de très près un groupe d’éléphants, dont un tout petit éléphanteau couché, qu’Annick croit d’abord mort, mais que nous verrons se lever gauchement, pour suivre sa maman, s’en allant avec les autres vers un point d’eau.

Sur le retour, nous quittons le véhicule pour tenter d’approcher girafons et girafes se promenant près des rares arbres présents.


Notre héroïque véhicule fera ensuite un dernier arrêt pour nous permettre de prendre l’apéritif en admirant le coucher du soleil.


Cette extraordinaire excursion nous ramène au lodge vers 19h, où nous prenons ensuite le repas du soir, avant une nuit de sommeil bien mérité.

Vendredi 9 août 2024 : Twyfelfontein – Swakopmund

Départ vers 8h30 pour Swakopmund, cité balnéaire au bord de l’océan Atlantique.
Nous démarrons par une portion assez longue de pistes, avec des paysages grandioses, caractérisés notamment par des montagnes sous forme d’amas de pierres couleur rougeâtre, de taille très variée.

Sur le bord de la route se trouvent les échoppes des femmes Hereros, auxquelles nous nous arrêtons, pour acheter quelques souvenirs.


Nous atteignons la ville d’Uis, où nous faisons une pause « carburant-pipi-shopping ».
Nous reprenons la route, toujours sur piste, plus praticable (non, je ne conduis pas plus doucement que Christian, c’est la piste).

Appel de la voiture 1 à la voiture 2, une aire de pique-nique est en vue. Nous nous y arrêtons vers 12h30 pour manger. Le paysage a totalement changé. Nous sommes dans le désert et ce n’est pas le malheureux arbre présent qui nous donnera de l’ombre, pas plus que le drone de Riki, faisant de la concurrence aux rares oiseaux.

La piste longe un chantier un peu interminable, prévu pour transformer celle-ci en route asphaltée, et nous atteignons cette portion à quelques dizaines de kilomètres de l’océan, que nous croyons voir plusieurs fois, mais ce sont des mirages. Nous sommes dans le désert du Namib.

Dès que nous joignons l’océan, nous nous arrêtons au bord de celui-ci pour une dernière pause. Le contraste est saisissant avec la précédente, d’autant que nous sommes entourés d’habitations et de rues à l’européenne.

Nous arrivons à l’hôtel vers 17h.
Nous visitons cette ville balnéaire, dans laquelle il y a plus de blancs que de noirs. Sommes-nous encore en Namibie ?

Nous faisons un peu de shopping. Les hommes décrochent pour boire un verre, dans une brasserie où tout le monde parle allemand.


Le soir, nous allons au premier restaurant réservé par Lesley, près du Casino. Nous nous régalons tous des grillades de gambas, poissons et autres, et passons un très bon moment, d’autant que les serveurs sont très sympas.

Samedi 10 août 2024 : Swakopmund

Petit déjeuner dès 7h, pour être prêts à 7h30. Aujourd’hui, nous allons un peu plus loin sur la côte Atlantique, à Walvis-Bay. Une navette nous y conduit.
Le matin, nous partons à la découverte de la faune marine, l’après-midi, visite des dunes géantes.

Le bateau se met en route à 9h00, réservé à notre seul groupe de neuf, ainsi qu’à notre sympathique skipper, plein d’humour.


Le bateau est d’abord visité par une otarie, puis un pélican, et un deuxième un peu plus loin. Ils entrent sans crier gare par l’arrière du bateau : la première fois, ça surprend.

Les animaux connaissent le skipper, qui les nourrit régulièrement, et ne sont pas farouches. Cela nous permet donc de les toucher et de faire des selfies.


Nous allons plus loin et voyons une baleine, quelques dauphins et de nombreuses otaries. Il y en a ensuite plusieurs colonies au bord de l’eau, de même que de flamants roses.
Nous reprenons le large et sommes rejoints par deux frères otaries, qui entrent aussi dans le bateau, mais eux ne veulent plus en sortir. Ils finissent par partir et notre skipper installe alors le bateau dans un endroit calme, pour permettre de nous servir une excellente collation, accompagnée d’un pétillant d’Afrique du Sud, sous le regard de deux pélicans venus nous tenir compagnie.

Nous accostons à 12h30.
Trois véhicules nous prennent directement en charge, celui de Paty accueillant un jeune couple franco-grec, avec lequel nous sympathisons.

Nous partons vers les dunes du désert du Namib. Premier arrêt le long de la mer, où se trouve une importante colonie de flamants roses. Notre guide connaît la raison pour laquelle cet animal se tient alternativement sur une seule patte quand il dort. Je n’en écrirai donc pas plus sur le sujet.
Nous passons le long d’étangs de sel, de couleur rose. Il y a une importante production de sel marin à cet endroit.
Nous arrivons dans un paysage de dunes très hautes, comme des petites montagnes. Elles touchent même l’océan, ce qui les fait ressembler à des falaises. Le paysage est grandiose.

Le conducteur nous emmène ensuite dans les dunes, en mode montagnes russes. Comme le conducteur fou mentionné plus haut, il n’hésite pas non plus à dévaler des pentes, ici très hautes, de sable mou. Nous sommes heureusement toujours en vie pour la seconde collation de la journée, arrosée de blanc pétillant, offerte sur une table au milieu du désert. Comme le sable fait un bruit curieux quand on dévale une pente, notre ami français, notre chauffeur, Riki et moi faisons quelques essais plus ou moins concluants. Au retour, nous apercevons des oryx, springboks et autruches, dans la partie moins désertique, proche de l’eau.

Nous sommes de retour à l’hôtel vers 17h30 et nous reposons jusqu’à 19h45. À 20h, nous sommes dans un restaurant spécialisé dans les produits de la mer. Jacques et Christian viennent à bout d’un plateau de fruits de mer gigantesque. Je pense avoir vaincu mon rhume avec une bonne dose de wasabi. Notre serveuse me fait penser à Kamala Harris.

Dimanche 11 août 2024 : Swakopmund – Solitaire (tout près)

Après le petit déjeuner, nous partons vers Sossusvlei, en nous mettant en route vers 8h, car le trajet est assez long.
Le paysage est magnifique, comme toujours aurais-je envie d’écrire. Le relief devient montagneux et nous faisons une première halte au col de Ghaub, qui nous offre un merveilleux panorama à 360 degrés, sur les montagnes alentour, ainsi que sur les autocars arrivés en nombre.
Nous nous arrêtons ensuite au tropique du Capricorne, caractérisé par une vieille plaque indicative et une autre plus récente, donnant les coordonnées précises de l’endroit.

Pour le repas de midi, nous nous arrêtons à Solitaire, qui nous est indiquée depuis de nombreux kilomètres et que nous imaginons donc au minimum en grande bourgade. Mais à part l’établissement réputé pour ses « apple pies », où nous nous installons pour manger, une station de carburants, une boutique à souvenirs et des carcasses de voitures, il n’y a rien.

C’est Bagdad Café et aussi notre dernière étape avant notre lodge, le bien nommé « Desert camp », où nous arrivons par des pistes en état variable, aux alentours de 16h.

Nous sommes véritablement au milieu du désert, dans un calme impressionnant, entourés de collines rocheuses. Il y a une piscine et un bar, au milieu de logements individuels très confortables. Nous profitons de l’endroit, dont la piscine à l’eau glaciale.

Nous prenons l’apéro au bar de la réception à 18h. Ensuite, nous partons au restaurant situé dans un lodge extérieur, puis retour vers 21h afin d’être prêts tôt pour notre journée du lendemain.

Lundi 12 août 2024 : autour de Solitaire

À 6h30, les chauffeurs font le ramassage des valises et des propriétaires de ces dernières, et nous retournons au restaurant de la veille prendre notre petit déjeuner.

Nous entrons dans le parc du célèbre site de Sossusvlei. Nous nous voyons attribuer les numéros 42 et 43, mais ne comprenons pas à quoi ils servent.

Après un premier arrêt pour découvrir un nouveau paysage magnifique, composé de dunes de coloris rougeâtre et ocre, au sable très fin, nous arrivons à la dune 45, que nous escaladons à des niveaux divers. Le panorama est énorme et la quantité de sable dans nos chaussures aussi.

Notre étape suivante nous emmène à Sossusvlei, lieu de départ vers la Dead Vlei, par une piste d’environ 4kms, sur laquelle le risque d’enlisement n’effraie pas nos chauffeurs Pierrot et Christian. Après avoir dégonflé les pneus au niveau 1.00 b., nous nous lançons et arrivons à bon port, après avoir été bien secoués par moments.

Une petite marche nous mène à la Dead Vlei, au paysage désertique, parsemée d’arbres pétrifiés, de plus de 900 ans, entourés de dunes élevées et rougeâtres. Nous nous promenons un peu dans ce décor lunaire, qui porte bien son nom de vallée de la mort. Après cette petite balade, nous vidons à nouveau nos chaussures du sable récolté.

Le retour par cette route redoutée se passe parfaitement et nous pouvons féliciter nos chauffeurs, qui se sont bien amusés, en réalité.
Après regonflage des pneus grâce aux compresseurs équipant les véhicules, nous faisons quelques kilomètres pour quitter ensuite le parc, en énonçant au gardien nos numéros, 42 et 43, permettant à ce dernier de nous retrouver sur sa liste (voilà, nous avons compris).

Nous passons par le lodge voisin, dans lequel nous avons déjeuné, pour boire d’abord, puis finalement manger, et en plus, c’est bien copieux.

Il est près de 15h quand nous repartons, pour visiter le Canyon de Sesriem, qui est dans le parc, ce que nous n’avions pas compris tout de suite (sauf Marie). Nous nous représentons à l’entrée : « 42,43 », et entrons. Le canyon est un endroit vertigineux, dans lequel les plus courageux descendent et trouvent la fraîcheur d’une cave à vin (référence trouvée par Jacques…). Mais la visite valait bien la peine.

Nous sortons ensuite du parc : « 42,43 » ? Même pas nécessaire, au quatrième passage, le garde nous a reconnus. En route pour Solitaire (ça doit être une grosse ville, puisqu’on en parle tout le temps), à proximité de laquelle se trouve notre gîte, le « Barkhan Dune Retreat ».

Tout le monde se réjouit, car il est 18h, nous voulons prendre une douche, étant ensablés de la tête aux pieds, nous détendre et profiter de ce très bel endroit. Mais la réceptionniste nous regarde d’un air ahuri : l’établissement est complet, pas de trace de nous : tous les noms possibles sont énumérés devant elle, sans succès. Après une courte période de chaos, la solution est trouvée par cette dame très professionnelle, ainsi que par Charlotte, notre correspondante locale, qu’elle parvient à toucher.
Il faut d’abord préciser que nos idées pour résoudre le problème étaient plus difficiles à mettre en place : le dortoir (mais certains ronflent), l’élimination discrète mais efficace de certains résidents (dont certains se risquaient dangereusement au bord de la piscine), mais il eût fallu commettre au moins neuf assassinats.

Aussi, c’est de bonne grâce que nous acceptons la solution de l’agence : repas sur place, puis déplacement dans le logement trouvé à une quarantaine de kilomètres.
Les mêmes chauffeurs chevronnés que tout à l’heure expérimentent maintenant la conduite sur piste de nuit et vers 21h, nous sommes accueillis au « Ababis Gustave Farmer ». Belle surprise, les chambres sont somptueuses. Charlotte nous a manifestement surclassés. La douche n’en est que plus savoureuse. L’agence est pardonnée.

Mardi 13 août 2024 : Solitaire – Addis-Abeba

Petit déjeuner à 6h30, dans notre « Farmer « , qui se révèle à nous, au jour naissant, comme un endroit assez grandiose, que nous devons cependant quitter dès 7h10, pour être à temps à Windhoek.

Le trajet se déroule sans problème, avec une petite halte au-dessus d’un col accessible par une route particulièrement étroite et escarpée, nous offrant une vue exceptionnelle, de nouveau.

Nous arrivons à l’agence de location vers 10h20, où Charlotte joint Christian pour s’excuser des inconvénients de la veille. Nous restituons nos deux fidèles voitures et la navette est déjà là pour nous emmener à l’aéroport.

Horaire parfaitement respecté : la navette nous débarque à 11h30 précises. Les formalités sont vite accomplies et nous embarquons pour le premier vol, direction Addis-Abeba.

Nous arrivons vers 21 heures (heure locale) et notre avion pour Bruxelles part à 1 heure du matin. Pour nous occuper, il y a la file à la sécurité, l’apéritif prolongé au maximum, ainsi que le shopping.

Mercredi 14 août 2024 : Addis-Abeba – Bruxelles

Et nous voici bientôt de retour en Belgique, après un voyage inoubliable. Le mot est faible. Nous avons tous été éblouis par ce que nous avons vu et vécu.

Nous sommes le 14 août, toujours à l’aéroport d’Addis-Abeba, et souhaitons un bon anniversaire à Pierrot.

Thierry Jans, le 21 août 2024


Quitter la version mobile